Source quotidien international francophone Fil-info-France
du lundi 25 avril 2011
FRANCE -
LE SOMMET
MONDIAL DES UNIVERSITES
INTERDIT PAR LE MAIRE DE DIJON AU NOM DU PRINCIPE
DE PRECAUTION SECURITAIRE : Prévu
depuis plus d'un an, le Sommet
mondial des universités
(University Summit 2011) qui devait se tenir à
Dijon du 5 au 7 mai 2011 a été
"interdit" au nom du principe de
précaution sécuritaire institué en matière de
sécurité publique par le sénateur-maire
socialiste de Dijon. Visant le poste de Ministre
de l'Intérieur dans le futur gouvernement de
2012, François Rebsamen ne souhaite pas que soit
ternie l'image de "sa" ville de Dijon,
alors que des jeunes étrangers pourraient
"troubler l'ordre public" (sic) dans le
centre-ville. Alors que la France préside pour
un an les Sommets des Chefs dEtat et de
gouvernement, la Conférence
des Présidents d'Université (CPU)
française devait organiser les prochaines
rencontres internationales des étudiants, des
présidents et recteurs duniversité, dont
le thème est en 2011 : "Développement
durable et société de la connaissance". La
Conférence des Présidents d'Université a
déclaré que "cette annonce, intervenant à
moins de 15 jours du début de
lévénement, suscite létonnement de
la part des membres du Comité international de
pilotage et fait naître le doute sur la
capacité de la France à assurer laccueil
et la sécurité de manifestations universitaires
internationales, au moment où les universités
françaises sattachent, sous
limpulsion du Président de la République,
à renforcer le rayonnement mondial de notre
enseignement supérieur". Le Sommet mondial
des universités était annoncé comme le
"premier rendez-vous institutionnel"
organisé par le tout nouveau PRES Bourgogne - Franche-Comté - Pôle de
recherche et denseignement supérieur. Sophie Béjean,
présidente de l'Université
de Bourgogne, a "pris acte de la
décision" annoncée sans aucune
consultation par le maire de Dijon, de faire
interdire au dernier moment
"lexceptionnel événement
international". Membre du Grand
Orient de France, François Rebsamen refuse
d'accueillir cette rencontre internationale liée
à la société des connaissances "qui est
pourtant l'un des buts fondamentaux des
francs-maçons", dénonce un élu centriste
de Bourgogne. "C'est une histoire de
fou", indique un proche collaborateur du
sénateur-maire, qui s'inquiète des
"répercussions internationales" pour
la ville, suite à cette "interdiction de
séjours à Dijon" des présidents et
recteurs d'Universités". Après le Japon en
2008, fondateur de l'événement, Turin en 2009
et Vancouver en 2010, la France devait accueillir
le Sommet mondial des universités sous forme de
2 rencontres successives. La première,
maintenue, destinée aux étudiants, se
déroulera du 28 au 30 avril 2011 à Besançon
(Doubs). Elle sera hébergée par luniversité
de Franche-Comté. La seconde, accueillant
les recteurs et présidents d'université, devait
se tenir les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 mai
2011 à Dijon, et être reçue par l'université
de Bourgogne. Une cinquantaine
duniversités dune trentaine de pays
et des délégués venus des 4 continents
étaient attendues en Bourgogne. Le sommet devait
sarticuler sur 3 thèmes : les universités
dans leur environnement géographique et
socio-économique ; la mobilité internationale
des étudiants et des enseignants-chercheurs ; la
dématérialisation, immatériel, numérique.
Tous les délégués avaient pour objectif commun
et unique de "formuler une déclaration qui
sera transmise à la société civile et aux
responsables politiques de nos pays, de même
qu'aux chefs d'Etat des pays rassemblés dans le
G20". Informé à la dernière minute, le
Premier Ministre François Fillon, a pris
acte de la décision de François Rebsamen. NDLR.
Le PRES Bourgogne Franche-Comté, Grand pôle
universitaire français, saffirme comme un
levier fort pour sa région et au-delà de ses
frontières, avec des membres suisses, alsaciens
et champenois et des réseaux mondiaux.
Cest lun des premiers "Pôle de
Recherche et dEnseignement supérieur"
de nouvelle génération constitué en FCS
(Fondation de Coopération Scientifique) :
moderne, ouvert tant aux universités et aux
établissements denseignement supérieur,
quau monde économique, collectivités,
pôles de compétitivité, établissements
médicaux et organismes nationaux de recherche. Blogger,
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- LE
CONTRE-SOMMET MAINTENU - Le
collectitif anti G8 communique :
FRANCE -
DIJON - LE CONTRE-SOMMET
MONDIAL DES UNIVERSITES
MAINTENU PAR LE COLLECTIF ANTI G8 : Prévu
depuis plus d'un an, le Sommet
mondial des universités
(University Summit 2011) qui devait se tenir à
Dijon du 5 au 7 mai 2011 a été
"interdit" au nom du principe de précaution sécuritaire institué
en matière de sécurité publique par le
sénateur-maire socialiste de Dijon. Visant le
poste de Ministre de l'Intérieur dans le futur
gouvernement de 2012, François
Rebsamen (photo) ne souhaite
pas que soit ternie l'image de "sa"
ville de Dijon, alors que des jeunes étrangers
pourraient "troubler l'ordre public"
(sic) dans le centre-ville. Le
collectif dorganisations du contre-Sommet
G8 de lEducation et de la Recherche
(Alternatifs 21, AMEB, ATTAC21, ATTAC Besançon, CNT21 (Côte
d'Or), Brassicanigra, CUAE, FASE, FSU21, Forum
social local21, NPA21, Réseau Université Sans Frontière
21 RUSF21, RUSF Franche-Comté,
SNASUB-FSU 21, SNESUP 21, Sud
éducation Franche-Comté, UEC 21, UGED-FSE,
Individu-e-s) maintient le contre-sommet du jeudi
5 au samedi 7 mai 2011 à Dijon. Communiqué
intégral du site de l'Union Générale des Etudiants de
Dijon UGED-Fédération Syndicale
Etudiante de Dijon FSE : "Dans une dépêche
de lagence de presse spécialisée AEF du 21
avril 2011, la présidente de l'Université
de Bourgogne (Sophie Béjean) défendait
son choix dorganiser le G8 (rebaptisé
"sommet mondial") des universités à
Dijon. Selon elle, il ny serait nullement
question de marchandisation de
lenseignement supérieur car les pays
invités ne se limitaient pas aux seuls 8 plus
riches, ni même 20 plus riches de la planète.
Ces propos font écho à lattitude du
président de luniversité
de Franche-Comté, décrite dans un article
de lEst républicain du 19 avril. Celui-ci
aurait "pris ses distances avec
limpopulaire G20
politico-économique". La présidente de
lUB déclarait également avoir été
"tout à fait favorable" à
lorganisation dun contre-sommet car
"cela permet à la communauté universitaire
de semparer de ces sujets et de leur donner
une expression complémentaire, au-delà des
seuls présidents et recteurs". Ces
déclarations vertueuses de la part des deux
présidents contrastent singulièrement avec les
actions au caractère foncièrement néo-libéral
quils ont entrepris au cours des derniers
mois : choix de répondre aux appels doffre
du Grand Emprunt de Nicolas Sarkozy, création
dune Fondation de Coopération
scientifique, au président payé 100
000 euros, sans représentants des personnels et
étudiants au Conseil dAdministration mais
aux chefs dentreprises bien présents,
lancement de "lUniversité
fédérale" appelée à redéfinir toute la
carte des formations dans un contexte de
restrictions budgétaires tous azimuts, etc. Le
22 avril 2011, nous apprenions que la deuxième
partie du Sommet mondial des universités est
annulée, ou reportée, sur décision du maire de
Dijon. Celui-ci
invoque une hypothétique menace des anarchistes autonomes.
Le pseudo "sommet mondial des
étudiants" de Besançon devrait,
quant à lui, se dérouler comme prévu du 28 au
30. Ces menaces, peut-être fantasmées, ne
doivent pas masquer lessentiel : les
politiques impulsées par le G8/G20 sont
néfastes et honnies par limmense majorité
de la population mondiale. Nos politiques locaux
le savent bien, tout comme nos présidents
duniversités. Cette annulation traduit
sans doute une gêne face à labsence de
légitimité démocratique de ces grand
messes. Les actions prévues à Besançon pour
coïncider avec la première partie du sommet
sont maintenues. Les débats, conférences,
ateliers, tables rondes, projections, concerts
prévus à Dijon du 5 au 7 mai 2011 sont
maintenus. Parce que nous pensons que
lUniversité doit être un lieu ouvert,
formant à lesprit critique, à la
réflexion, nous appelons la présidente de
lUB à nous soutenir pleinement dans cette
excellente initiative ! Enfin, parce que nous
pensons que la marchandisation du savoir et de
lenseignement sont néfastes,
contre-productifs et rejetés par limmense
majorité de nos concitoyens, nous appelons à
une grande manifestation samedi 7 mai 2011,
départ 14 heures du Campus, 14 heures 30 de la
Place Wilson". Plus de détails : François Rebsamen interdit la tenue
du Sommet mondial des universités au nom du
principe de précaution sécuritaire ; Conférence
des Présidents d'Université (CPU)
française ; PRES Bourgogne - Franche-Comté - Pôle de
recherche et denseignement supérieur ; Ministère de l'éducation nationale ; Enseignement supérieur et recherche ; Fédération anarchiste ; François Rebsamen censure Google
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LIBERTE D'EXPRESSION ET
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fondamentaux :
A - "Tout
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d'expression, ce qui implique le droit de ne pas
être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans
considération de frontière, les informations et
les idées par quelque moyen d'expression que ce
soit"
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droits de l'homme
Déclaration internationale des droits de
l'homme, adoptée par l'Assemblée générale de
l'ONU à Paris, le 10 décembre 1948.
B -
"Toute personne a droit à la liberté
d'expression. Ce droit comprend la liberté
d'opinion et la liberté de recevoir ou de
communiquer des informations ou des idées sans
qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités
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frontières."
- Article 11-1 de la "Charte des droits fondamentaux
de l'Union européenne".
2000/C 364/01. Nice, le 7 décembre 2000.
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tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer
librement, sauf à répondre de l'abus de cette
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- Article 11 de la Déclaration
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